philosophie

Laurent Testot : Le passé éclaire l’avenir

Laurent Testot est journaliste, spécialiste ce qu’on appelle l’Histoire globale, une discipline qui vise à dépasser les récits nationaux pour comprendre comment l’humanité dans son ensemble s’est développé depuis ses débuts. 
 
Son ouvrage le plus connu a ce jour est Cataclysmes, livre dans lequel il explique notamment comment l’homme a modifié son environnement au travers des âges et quelles en ont été les conséquences sur le cours de son Histoire. 
 
Dans cet épisode Laurent nous donne des clés de lecture nouvelles sur notre passé et nous tentons ensemble d’en dégager des enseignements pouvant nous éclairer sur notre époque actuelle et sur ce qui celle qui vient. 

De quoi parle-t-on ?

2″ – Une Histoire globale ?
  • Mettre en perspective de manière transdisciplinaire les passés de l’humanité pour faire un récit d’ensemble (par opposition aux récits nationaux et européo-centrés)
  • Les grands facteurs d’évolution de l’histoire humaine.
  • « Jusqu’à l’agriculture, l’humain n’était qu’un animal parmi d’autres. »
  • « Rome n’était pas européenne, elle était méditerranéenne… nous ne sommes pas romains. »
  • « L’environnement dicte le cadre des possibles. »
  • De l’importance du hasard dans l’évolution des civilisations : l’exemple de la conquête des Amériques grâce aux virus. « Personne ne pouvait prévoir cette histoire de microbes. »
 
10″ – Le facteur environnemental dans l’histoire des civilisations
  • « Quand les gens ont faim, le pire est à prévoir. »
  • « Le rythme de l’histoire mondial a été dicté par des périodes climatiques particulières. »
  • Comment un degré celsius de variation peut changer l’Histoire…
  • Exemple de la conquête par l’Islam d’espaces vidés de leur population par les maladies.
  • Exemple de la Chine des Song et des conséquences d’une surexploitation des forêts.
  • « Il ne faut pas être dans le déterminisme historique. »
 
17″ – Le rapport à la nature est-il le même dans toutes les civilisations ?
  • Sur-prédation humaine de la mégafaune
  • Les 3M (Missionaires, Marchands, Militaires) : les outils du développement et donc d’une « guerre » contre l’environnement. 
  • « On se gargarise de l’histoire de l’Europe mais à l’époque où la Chine construit des villes d’un million d’habitants, en Europe la plus grande ville en compte quelques dizaines de milliers. »
  • Le rapport des amérindiens à la nature conditionné par les limites technologiques et les techniques agricoles (brulis et milpa : mais, haricot, courge)
  • « L’Amazonie était un grand verger qui abritait plusieurs civilisations. »
 
26″ – L’époque moderne et l’émergence de l’Europe
  • De l’importance de la comptabilité en partie double… et de l’invention des sociétés anonymes avec capitalisation par action par les anglais et hollandais
  • La stratégie de conquête de l’Inde par les anglais.
  • L’histoire des « enclosures » anglaises ou la privatisation des terres pour la production de laine qui provoque l’exode rurale… les prémices de la révolution industrielle.
  • Le charbon, les mineurs, les syndicats et la naissance de la démocratie
  • « Le régime énergétique conditionne en partie le régime politique. »
  • « Le milieu donne les possibles et les acteurs humains choisissent un itinéraire. » 
  • « La Chine est la première puissance mondiale jusqu’en 1750 ». Explication du déclin de la Chine notamment à cause de sa « malédiction » des ressources.
 
40″ – Démographie et énergie
  • Le cliquet malthusien : la terre peut accueillir 5 millions de « chasseurs-ceuilleurs ». 
  • « Les premiers pesticides sont faits à partir de formules développées pour les gazs de combat de la première guerre mondiale »
  • La faim des famines en Europe au 20e siècle et le lien avec les famines dans les pays du Tiers-monde : les famines coloniales.
  • La révolution verte
 
44″ – Penser le progrès à notre époque ?
  • Le rôle des religions
  • Descartes et notre rapport aux animaux
  • « Il faut penser éthiquement notre monde pour vivre en dignité aujourd’hui. »
  • « L’idée de progrès s’est couplée d’une idée de complexification des sociétés et d’accélération du temps. »
  • La nouvelle impasse à venir : nourrir 10 milliards de personne. Nos milieux seront épuisés…
  • « Le cliquet malthusien se referme sur nous beaucoup plus vite qu’avant. »
  •  » Nous voyons bien quels sont les problèmes mais nous peinons à deviner les solutions. »
  • L’hypersimplification, ou l’accès à la granularité (biologie, atome, information), entraine une complexification du monde.
  • « On ne peut pas changer les choses car elles sont trop complexes. »
 
53″ – Comment voir l’avenir ? Le rôle du capitalisme ?
  • « Il y a une tension en nous entre un altruisme extrême pour nos semblables et une violence extrême pour les autres. »
  • « Le futur, dans un monde aux ressources raréfiés… il y a soit le comportement de l’aide, soit celui des barrières. »
  • « La capitalisme est très résilient. »
  • Le capitalisme comme dogme, ou religion. « Le capitalisme est la première religion à accomplir ses promesses ici et maintenant sur Terre. »
  • « Nous vivons aujourd’hui une époque formidable. »
  • « On va se heurter aux limites des ressources, mais le capitalisme va en faire son beurre. »
  • Le cas du développement en Afrique
  • « Il est urgent que le politique s’empare à nouveau de l’avenir, qu’on ne le laisse pas aux forces du marché. »
  • Les énergies se cumulent, elles ne se remplacent pas. 
  • « L’effondrement sera multiforme, multi-temporel »
 
1″04 – Europe et France
  • La sécurisation des apports énergétiques
  • La Chine préfigure ce qui peut arriver en Europe car les dirigeants chinois ont déjà intégré la variable écologique.
  • Les solutions de géo-ingénierie ?
  • « Tout ce qu’il est possible de faire sera fait, il n’y aura pas de limite éthique. »
  • Capitalisme vert, capitalisme noir et capitalisme blanc. « Le capitalisme n’est pas mort. »
 
1″10 – Un travail sur soi ?
  • Travailler l’esprit critique et la résilience, repenser notre rapport au monde, déconstruire les récits pour créer un futur désirable.
  • L’avenir se joue en Asie et en Afrique, c’est vers là qu’il faut tourner nos regards.
  • « Pour que le monde soit résilient il faudra qu’il reste connecté et commun et surtout qu’il s’émancipe de la religion du profit. »

Les personnes et références citées

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Dominique Bourg : l’écologie intégrale

Dominique Bourg est philosophe, enseignant, et spécialiste des questions environnementales. Il a été président de la Fondation Nicolas Hulot, a fait partie de la commission Coppens qui a préparé la charte française de l’environnement et écrit près de 30 livres. Il a récemment décidé de s’engager en politique pour promouvoir ses idées de transition sociétale et écologique.
Très médiatisé, Dominique est un des portes drapeaux en France de la cause écologique et propose dans cet épisode de nous éclairer sur le diagnostic actuel, sur notre rapport au monde, sur la difficulté de changer et sur la manière dont la philosophie peut nous aider à penser les temps qui viennent.

De quoi parle-t-on ?

1″ – Le contexte actuel
  • « 2018 est l’année à partir de laquelle on peut commencer à sentir que le climat est en train de changer » 
  • Le point sur les dérèglements climatiques actuels.
 
5 « – Quelle grille de lecture du monde?
  • « Ma question essentielle, c’est celle du sens. » 
  • La paradigme de la modernité: le dualisme homme-nature.
  • « On a pensé le progrès comme un arrachement à la nature » 
  • Les 3 révolutions qui ont redéfinies notre rapport à la nature : le darwinisme, l’éthologie, la biologie végétale.
  • Notre rapport à la nature est en train à nouveau d’évoluer au niveau sociétal : « c’est un mouvement qui emporte l’humanité de manière très puissante. » 
  • Ce qui est encore entre nos mains ou non.
  • « Le climat d’aujourd’hui, ce sont nos émission d’il y a 20 ans. » 
  • « Tout va se décider dans la décennie 2020. » 
 
15 – Le techno-solutionnisme ?
  • «  On ne va pas arrêter un incendie en Californie avec une application iPhone » 
  • «  Si on avait dit a Malthus que nous pourrions nourrir 7 milliards de personnes il en aurait perdu son latin. » 
  • La conséquence de notre progrès humain c’est la destruction de notre environnement.
  • Les dangers de la geoingénierie.
 
21 – L’économie circulaire ?
  • «  L’économie circulaire n’est en aucun cas une solution. »
  • «  Parler d’économie circulaire dans une économie en croissance, c’est absurde. »  
 
24 – L’écologie intégrale
  • «  Les problèmes sont à la fois écologiques et sociaux » 
  • «  Etre riche c’est pouvoir s’accaparer plus de ressources naturelles que d’autres. » 
  • «  Tout monde doit réduire son flux de consommation d’énergie. » 
  • «  Plus je suis riche, plus je me donne un pouvoir de détruire la nature. » 
 
29 – Le système peut-il se reformer ?
  • La philosophie du contrat
  • Pourquoi la démocratie est-elle représentative ?
  • « Le problème du moderne c’est de produire, d’échanger et de consommer. » Il n’y a plus de temps pour s’occuper de la démocratie qui devient donc représentative. 
  • Le but de la démocratie représentative est de laisser du temps libre aux individus pour leur activité économique. 
  • «  Les états ne peuvent pas prendre en compte ce qui rentre en contradiction avec la croissance » 
  • «  On est dans un monde informationnel qui est du délire total » 
  • Accepter de diminuer sa puissance d’agir ?
 
40 – Comment se réformer dans un monde ouvert ?
  • Gouverner par objectifs et libérer les initiatives de la société pour agir.
  • Préparer la résilience en vue d’une diminution des ressources à venir.
  • « Les effondrements sont déjà là. » 
  • Le danger de la montée des régimes autoritaires.
  • «  Il n’y a pas de résilience sans resserrement des revenus » 
  • « Le monde néo-libéral, c’est l’absolue non résilience » 
  • «  Ce qui est compliqué avec ces histoires d’écologie, c’est qu’on est tous obligés de devenir intelligents » 
  • «  On est chacun capable de lutter pour ne pas être envahi par la haine » 
  • Ce qui désespère et ce qui donne espoir.

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Ca arrive…

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Anne-Sophie Novel : les Media, le monde et nous

Notre rapport au monde est conditionné par l’information que nous captons. Nos croyances, nos idées, nos choix, notre compréhension de la réalité, viennent de ce que nous percevons et comprenons de ce qui nous entoure et de l’interprétation que nous en faisons au travers de nos différents prismes personnels et culturels. 
A l’heure de la post-réalité, des « fakes news », des théories du complot qui se banalisent, à l’ère d’internet, des réseaux sociaux, de la manipulation des images accessible à tous et des bulles d’information, comment est-il encore possible de construire un récit commun, une vision du monde partagée qui puisse nous permettre de faire société ? Comment le journalisme doit-il évoluer ? Quel est notre rapport à l’information et comment est-il amené à changer ? 
Anne-Sophie Novel est économiste de formation, blogueuse, journaliste, et passe son temps à enquêter sur la complexité du monde en partant d’une sensibilité écologique forte. 
Je l’interroge sur sa grille de lecture du présent et de l’avenir et nous nous attardons ensemble sur son sujet du moment : notre rapport aux Media et à l’information.

De quoi parle-t-on ?

2″ – La grille de lecture
  • Economiste de formation
  • Comprendre pourquoi le monde ne tourne pas rond et quelles sont les solutions
  • Injustice sociale, pauvreté, écologie
  • « Le jour où l’on prend conscience de l’état du monde on ne peut plus revenir en arrière. » 
  • « L’écologie n’est pas un terme aimé aujourd’hui, pourtant il veut bien dire ce qu’il veut dire.»
8″ – Le sujet des media et de l’information
  • Nous sommes maitres de ce que l’on se met dans le cerveau
  • L’évolution du journalisme avec internet et les réseaux sociaux
  • La défiance envers les journalistes
  • Une information déformée a 6 fois plus de vitalité qu’une information vraie
  • Les bulles d’information
  • « Tout le monde doit être éduqué sur la manière de s’informer. » 
  • « Une société qui a des croyances établies sur des choses qui sont fausses, c’est dangereux. » 
  • « Nous sommes malades et nous en prenons tout juste conscience. » 
  • Les « fake news » et la réalité alternative
  • « La rumeur a existé de tout temps. » 
  • « Le journalisme d’antidote. » 
  • « Je n’avais pas mesure a quel point on peut être manipule. » 
  • « On ne croit plus les faits, on croit notre propre perception des faits. » 
  • « Je crois en la puissance de la fiction. » 
35″ – Le monde à venir ?
  • « L’effondrement on y déjà… Maintenant qu’est-ce qu’on fait ? »
  • « Il n’y a pas de réponse toute faite. »  
  • « Comment être écolo sans devenir dépressif… ? » 
  • Un signal faible : l’effondrement du vivant.
  • Que faire en tant que mère et en tant que femme ?
  • La collapsologie ?

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Xavier Pavie : L’innovation à l’épreuve de la philosophie

Se projeter dans le futur c’est essayer de deviner ce qui sera différent d’aujourd’hui, puisque finalement rien n’est vraiment stable et que le temps fait inexorablement évoluer les choses. Le principe d’entropie (« transformation » en grecque) nous explique qu’à mesure que le temps avance un système, quel qu’il soit, devient forcément de plus en plus désorganisé, de plus en plus complexe; pas étonnant donc que nous ayons le sentiment que demain sera forcément différent d’aujourd’hui. 

Le nouveau mot très à la mode depuis quelque temps maintenant pour penser demain, c’est l’innovation. On ne parle plus tellement de progrès, on parle d’innovation… Il faudrait à tout prix innover, c’est à dire faire différemment, inventer des choses, pour rester compétitif, pour aller de l’avant, pour espérer résoudre les problèmes actuels. 

Depuis cinquante ans, les innovations ont pris une nouvelle dimension : Internet, séquençage de l’ADN, manipulations génomiques, avancées du transhumanisme, nanotechnologies… Ces innovations récentes ne sont pas sans soulever des problématiques nouvelles dont les conséquences sont aussi importantes qu’irréversibles. 

L’innovateur, dont Steve Jobs, Mark Zuckerberg ou Elon Musk sont des figures contemporaines emblématiques, apparaît comme une personnalité aussi géniale que destructrice, qui ambitionne de changer le monde quelle que soit la violence qui découlera de son innovation. Se dessine alors la nécessité d’établir une innovation-responsable, dans laquelle l’innovateur devrait rendre compte de ses actes et revoir sa position de héros. 

Pour établir cette nouvelle éthique, la philosophie est un recours nécessaire, puisqu’avec les stoïciens, Aristote, Kant, Nietzsche et Foucault, entre autres, elle interroge la maîtrise de soi, la prudence, le respect, la volonté de puissance et le pouvoir, toutes notions à rapprocher de la figure de l’innovateur.

Xavier Pavie met l’innovation à l’épreuve de la philosophie.

Xavie est professeur à l’ESSEC Business School, directeur académique du programme Grande École à Singapour et directeur du centre iMagination. Il est également chercheur associé à l’Institut de recherches philosophiques (IREPH) à l’université Paris-Nanterre.

De quoi parle-t-on ?

4″ – L’époque actuelle
  • «  Il y a toujours eu des bouleversements ».

  • L’époque actuelle est dans la continuité des autres, mais pour la première fois nous nous apercevons des effets.

  • Nous n’avons eu de cesse d’essayer de bouleverser nos écosystèmes. Il y a toujours eu des injonctions à prendre possession de la nature.

  • Il n’y a plus de phase de digestion de l’innovation. «  Il y a une accélération de la diffusion de l’innovation. » 

  • «  L’innovation met et maintient en mouvement la machine capitaliste. » 

 
10″ – Les différents types d’innovation
  • Les 4 catégories aujourd’hui admises: produits, process, commercialisation, organisation.

  • Les 3 degrés d’innovation : incrémentale, radicale (ou disruptive), paradigmatique.

  • «  Le e-commerce n’est pas un bouleversement en tant que tel, c’est internet le bouleversement » 

  • L’innovation paradigmatique est très rare.

 
16″ – Le progrès 
  • «  La notion de progrès est une notion désintéressée, ce que n’est pas l’innovation.  » 

  • «  Nous ne sommes plus dans une dimension de progrès,  mais nous sommes tournés vers des innovations dont le but est d’être profitable. » 

  • «  On est tombé dans de la recherche à l’américaine : public-académique-privé. » 

  • «  Darwin n’a pas été sponsorisé. »  

  • Beaucoup de grands problèmes du monde sont très simples à résoudre, simplement quel est le retour sur investissement ?

 
23″ – Les innovateurs
  • «  Les innovateurs ont souvent des problèmes à résoudre avec eux-mêmes. » 

  • «  Les innovateurs ne sont pas contre les choses mais ils construisent en dehors des choses existantes. » 

  • «  Ils ne sont pas contre les règles, ils sont en dehors des règles » 

 
26″ – Innover à tout prix ?
  • L’injonction « si je n’innove pas je meurs » est liée à l’incapacité à prendre de la distance par rapport a ce que l’on fait. Nous ne sommes plus éduqués à la philosophie… 

  • « Pourquoi nous faisons ce que nous faisons est la question qui devrait toujours nous habiter. Aujourd’hui nous ne savons pas pourquoi nous faisons les choses. » 

  • «  Les innovateurs sont responsables du monde qui est en train d’être construit. » 

  • «  Nous n’avons plus qu’une seule façon de penser, c’est la pensée capitaliste ». Ce modèle de penser pose problème dans un monde fini. 

  • Opposition entre nécessite court-terme et besoin long-terme.

  • « Se mettre à penser c’est s’arrêter. » 

 
35″ – Une innovation éthique ?
  • Une entreprise qui se comporte bien génère plus de rentabilité. 

  • Il faut enseigner une autre manière d’innover.

  • La première responsabilité est toujours celle de l’innovateur.

  • De la responsabilité du consommateur.

 
46″- Ecologie et innovation ?
  • « La première question est : quel monde voulons-nous? » 

  • «  Protéger la planète comme une fin en soi ou comme un moyen de faire quelque chose? » 

  • Se redéfinir soi-même. Définir une esthétique de l’existence. 

  • «  La situation actuelle est une bonne nouvelle pour se reposer des questions pour soi et en soi. » 

  • La volonté de puissance et la destruction créatrice. 

  • «  L’innovateur veut montrer cette volonté de puissance » 

  • «  La volonté de puissance collective est toujours portée par un individu, on a besoin d’une voix. » 

 
55″ – La vision de l’avenir de Xavier
  • «  L’avenir est plutôt optimiste dès lors que l’on apprend à penser. » 

  • «  Si nous ne changeons pas alors que le monde change, nous régressons » 


Les personnes et références citées

Les livres recommandés par Xavier :

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